La Tour Eiffel sous la pluie

VISITE A LA TOUR EIFFEL

Paris, visite à la tour Eiffel un jour de pluie.

Œuvre acrylique du peintre Genevois Michel Hegi. Dimension 44 cm. x 52 cm. peinte en Octobre 2017

La première moitié du XIXe siècle est caractérisée par la révolution industrielle qui, pour beaucoup, doit à l’essor de la métallurgie. La révolution industrielle engendre un bouleversement économique, certes, mais sans doute est-elle avant tout une révolution des matériaux. Dans un premier temps, les ouvrages réalisés en métal le seront surtout avec une visée purement d’ordre pratique (des ponts notamment), mais dès que les techniques seront maîtrisées, les ingénieurs se transformeront en architectes, voire en artistes.

Vue de la charpente métallique de la gare du Nord, à Paris.

L’architecture du fer séduit les ingénieurs pour la robustesse naturelle du matériau, mais aussi parce qu’il insuffle une certaine légèreté aux constructions et autorise la création de bâtiments plus aériens, plus modernes, plus résistants, plus esthétiques. Les ingénieurs peuvent enfin faire preuve d’audace architecturale et libérer leurs envies artistiques.

À partir des années 1870, les spécificités du fer et son comportement sont mieux connus, ce qui en permet une utilisation courante dans les ouvrages d’art et les bâtiments publics. Le fer permet de construire des ensembles spacieux et fonctionnels. Il est utilisé dans la plupart des grands projets de l’époque (à Paris, par exemple, on le retrouvera utilisé pour les Galeries Lafayette, situées Boulevard Haussmann, ou encore la gare du Nord).

Le fer devient alors la source de houleux débats entre ingénieurs et architectes, la place de chacun n’étant plus aussi clairement définie qu’auparavant. Gustave Eiffel sera de ceux qui ont su allier les métiers d’ingénieur avec celui d’architecte, en tirant profit des atouts nouveaux proférés par le fer.

La réputation de l’ingénieur Gustave Eiffel et de ses équipes

Gustave Eiffel
Ingénieur-Architecte-Entrepreneur
Né le  à Dijon
Mort le  à Paris.

Né à Dijon en 1832, Gustave Eiffel sort treizième de la promotion 1855 de l’École centrale des arts et manufactures qu’il avait intégrée quelque temps plus tôt. Sous l’influence de son oncle Jean-Baptiste Mollerat, il choisit d’y suivre les cours de la spécialité « chimie », mais victime de brouilles familiales, il ne reprendra jamais l’exploitation prospère de houille de celui-ci.

Une fois son diplôme obtenu, c’est aux établissements parisiens Nepveu qu’il commencera sa carrière professionnelle. L’ingénieur apprend vite, et dès 1858, il se voit confier la responsabilité d’un chantier important, celui de la direction des travaux de la passerelle Eiffel à Bordeaux. Se finissant par un succès, cette aventure lui donne l’envie de se mettre à son propre compte, ce qu’il fera effectivement en 1867.

Il installe alors ses ateliers à Levallois-Perret, en banlieue parisienne. Les réalisations des établissements Eiffel seront diverses et variées : des viaducs (Garabit en 1884 ou sur le Douro, au Portugal en 1877), des ponts, des charpentes ou structures métalliques (comme la coupole de l’observatoire de Nice en 1884 ou la structure interne de la statue de la Liberté en 1886), voire des bâtiments entiers, comme la gare de l’Ouest à Budapest, en Hongrie, ouverte en 1877.

Au début des années 1880, les entreprises Eiffel sont placées au cinquième ou sixième rang des constructeurs français, grâce à leurs capacités d’organisation, d’invention dans les procédés de montage et grâce à leurs précisions dans la fabrication et l’assemblage des pièces.

En 1884, lorsque le projet d’une tour de trois cents mètres sera évoqué pour la première fois, la réputation de Gustave Eiffel est donc déjà bien établie et elle est de dimension nationale, voire internationale. Bien qu’âgé de 52 ans à cette époque, après avoir été dubitatif, c’est finalement avec une excitation de jeune homme qu’il s’emparera du projet et le défendra envers et contre tous. Même si elle n’est pas née de son imagination, il lui donnera son nom et surtout la défendra jusqu’à ses derniers jours, même une fois qu’il se sera retiré des affaires, en 1893. C’est que l’entrepreneur avait bien senti qu’il avait affaire là à l’œuvre de sa vie et qu’elle serait marquante.

Principales dimensions de la tour Eiffel
Dimensions tour Eiffel.JPG
FONDATIONS
Hauteur du sol (au-dessus du niveau de la mer) 33,50 mètres
Longueur de l’écart intérieur entre 2 piliers 74,24 mètres
Longueur de l’écart extérieur entre 2 piliers 124,90 mètres
1er ÉTAGE
Hauteur du plancher au-dessus du sol 57,63 mètres
Hauteur du plancher au-dessus du niveau de la mer 91,13 mètres
Côté extérieur (au niveau du plancher) 70,69 mètres
Superficie (au niveau du plancher) 200 m2
2e ÉTAGE
Hauteur du plancher au-dessus du sol 115,73 mètres
Hauteur du plancher au-dessus du niveau de la mer 149,23 mètres
Côté extérieur (au niveau du plancher) 40,96 mètres
Superficie (au niveau du plancher) 652 m2
3e ÉTAGE
Hauteur du plancher au-dessus du sol 276,13 mètres
Hauteur du plancher au-dessus du niveau de la mer 309,63 mètres
Côté extérieur (au niveau du plancher) 18,65 mètres
Superficie (au niveau du plancher) 350 m2
FLÈCHE
Hauteur totale avec antenne (mesure 2000) 324 mètres
Hauteur totale avec antenne (mesure 1994) 318,70 mètres
Hauteur totale avec antenne (mesure 1991) 317,96 mètres
Hauteur totale avec drapeau (mesure 1889) 312,27 mètres
Hauteur totale sans drapeau (mesure 1889) 300 mètres

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